[Livre blanc] Épargne responsable : les solutions d’investissement tiennent-elles leurs promesses ?

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[Livre blanc] Épargne responsable : les solutions d’investissement tiennent-elles leurs promesses ?

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✍️ Sommaire :

  1. Résumé de l’étude
  2. Origine de l’étude
  3. Cadre de l’étude
  4. Les chiffres clés de l’étude
  5. L’avis d’Epsor

1. Résumé de l’étude

🌱 L’intérêt grandissant des épargnants français pour les supports d’épargne responsable est une réalité. 57% des épargnants souhaitent que les enjeux de développement durable soient obligatoirement inclus dans les produits d’épargne et pour 56% d’entre eux, la protection de l’environnement est un des thèmes prioritaires (Source : Deloitte, 2019). Chez Epsor, plus de la moitié de nos épargnants souhaite donner une empreinte sociale et environnementale à leur épargne, avec un prisme particulier pour les enjeux environnementaux.

Cela se traduit par une évolution des encours sur les fonds dits responsables et notamment sur les fonds détenant le label d’Etat ISR, et par un accroissement de l’offre. Ainsi, 280 nouveaux fonds ont été labellisés en 2020, ce qui porte le nombre total de fonds labellisés à 656 (janvier 2021).

🔎 Constatant parfois une méfiance sur le contenu de cette épargne dite responsable, nous avons souhaité étudier le marché de l’épargne responsable, en analysant 331 fonds labellisés ISR sur des critères de détention de labels, de transparence, de performance et de responsabilité basés sur la note ESG (environnement, social, gouvernance) des 10 premières entreprises de leur portefeuille (représentant en moyenne 28% de l’actif du fonds).

Nos constats :

  • Le marché de l’épargne “responsable” est très hétéroclite : certains gérants jouent le jeu de la transparence, avec une méthodologie claire, cohérente, volontariste et proposent une gestion financière différenciante.
    La réalité concrète de l’ISR est différente d’une société de gestion à l’autre. Chacune applique une méthodologie de notation des émetteurs différente, à partir de critères pondérés selon des règles qui lui sont propres, faute de cadre plus précis. Par exemple, le critère environnemental représente une forte attente de la part des épargnants mais ne semble pas être un pilier prédominant de la notation des sociétés de gestion et des fonds. Certaines l’ont même sous-pondéré dans leur méthodologie.
  • Les entreprises présentes dans le portefeuille d’investissement des fonds sont en réalité très concentrées. Cela soulève la question de la profondeur du marché des entreprises cotées en Bourse répondant à des critères exigeants sur les enjeux sociaux et environnementaux.
  • Le label ISR (label le plus populaire) est un prérequis dans une démarche de responsabilité mais n’est pas toujours un gage de qualité. Seuls 7,2% des fonds étudiés obtiennent un score total compris entre 80 et 100 (sur 100) et 29,6% des fonds obtiennent une note en dessous de 40/100. Ces chiffres soulignent l’existence d’une grande disparité de qualité entre les fonds.

Notre ambition depuis la création d’Epsor, est de permettre aux épargnants de « donner du sens » à leur épargne, en leur permettant de financer les acteurs de la transition écologique et les entreprises socialement responsables.

Le fruit de cette étude nous est d’abord utile en interne, pour perfectionner notre sélection de supports financiers sur les critères sociaux et environnementaux. Nous avons souhaité la rendre publique pour mettre en avant les meilleures pratiques observées, pour se positionner en promoteur des actions volontaristes et des bons exemples.

Notre conviction, à l’issue de cette étude, est qu’il est de la responsabilité de chacune des parties prenantes de jouer son rôle. Les labels et les sociétés de gestion se doivent d’être plus exigeants en termes de méthodologie, avec une communication toujours plus transparente. Mais pour ce faire, il est essentiel que les pouvoirs publics encadrent davantage l’épargne dite responsable, pour garantir les intérêts des épargnants d’une part (en évitant le greenwashing), mais surtout pour engager le secteur financier dans un cercle plus vertueux, pour qu’il joue pleinement son rôle dans les enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux.

2. Origine de l’étude

Lorsqu’un épargnant place son épargne dans un support d’investissement, les sommes collectées par le fonds sont redirigées dans l’économie, au travers d’investissements dans des entreprises pour la majorité cotées en Bourse, du financement d’entreprises ou d’États sous forme de dette. Ces investissements ont un impact sur la société et sur l’environnement.

🌍 Epsor s’est penché sur l’impact généré par son activité en matière d’émissions de CO2, avec pour objectif de réduire son empreinte environnementale. Nous avons rapidement constaté que nos émissions en interne - même si chaque geste est bon à prendre - étaient négligeables comparées à nos émissions indirectes. En effet, Epsor redirige des centaines de millions d’euros dans l’économie au travers des fonds que nous distribuons et qui investissent à leur tour dans diverses entreprises. Nos émissions carbone sont donc indirectes et liées aux entreprises financées par les fonds de notre gamme et sur lesquels nos épargnants choisissent d’investir.

Nous nous sommes ainsi demandé :

  • Quel est l’impact social et environnemental des fonds distribués par Epsor ? Existe-t-il un écart important d’un fonds à l’autre ?
  • Quelle est la qualité des fonds labellisés ISR ? Permettent-ils d’avoir un réel impact positif ? Quels sont les fonds les plus responsables que nous pourrions proposer à nos clients ?
  • De leur côté, nos épargnants savent-ils où se dirige leur épargne lorsqu’ils investissent sur les différents supports de placement ? Qu’aimeraient-ils financer ? Quels sont les moyens à notre portée pour leur permettre d’investir là où ils le souhaitent ?
  • Enfin, comment peut-on les aider à y voir plus clair ? Quels sont les moyens à mettre en œuvre pour les guider dans leurs décisions ?

3. Cadre de l'étude

Mise en œuvre et cadre de recherche

Le groupe de travail “Epsor Impact” a décidé de sélectionner les fonds labellisés ISR (label le plus répandu). Appliquer ce filtre permet d’étudier un grand nombre de fonds ayant tous une stratégie d’investissement prenant en compte des critères extra-financiers : environnementaux, sociaux et de gouvernance.

📊 Cette étude se base sur l’analyse de 331 fonds parmi les plus de 600 fonds détenant le Label ISR. Si l’analyse ne porte pas sur l’ensemble des fonds labellisés c’est parce que certaines typologies de fonds sont plus complexes à analyser que d’autres comme les fonds qui financent majoritairement des obligations d’Etat. Se concentrer sur 331 nous permet de présenter une première version de l’étude portant principalement sur les fonds actions et de la confronter aux retours et attentes des épargnants et de l’enrichir par la suite avec l’ensemble des fonds labellisés ISR.

Cadre de l'étude

🇫🇷 Le Label ISR est un label soutenu par le ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance, certifié par l’Afnor et EY France. C’est un outil permettant d’identifier des placements responsables et durables et de les rendre plus visibles en France et en Europe. Le Label ISR est devenu une référence incontournable dans l’écosystème des fonds communs de placement en France. De nombreux fonds sont labellisés (plus de 600) et certaines sociétés de gestion concourent à posséder la première gamme de fonds 100% labellisée ISR. Il participe, de par sa notoriété et son statut de label d’Etat, à démocratiser l’investissement responsable en France.

→ 656 fonds labellisés pour 98 sociétés

→ + 350 milliards d’euros d’encours de gestion au 21/01/2021 (+ 280 fonds labellisés en 1 an)

L’Investissement Socialement Responsable “ISR” est un placement qui vise à concilier performance économique et impact social et environnemental. Il finance les entreprises...

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