TNS-SOFRES, ce que révèle l’enquête sur l’épargne salariale

Julien Actualités, Marché, Salarié

TNS-SOFRES,
ce que révèle l’enquête sur l’épargne salariale


Cet article a été rédigé sur la base de l’étude publiée par l’Autorité des Marchés Financiers en 03/2016 suite à une enquête réalisée par TNS SOFRES sur la connaissance de l’épargne salariale par les salariés français.

Une grande disparité d’équipement à la défaveur des petites et moyennes entreprises

Encore une fois les grandes entreprises sortent gagnantes du lot et bénéficient à plein de l’épargne salariale, un dispositif vertueux pour elles et pour leurs salariés, pourtant accessible à toutes les entreprises dès le premier salarié !

Avec 48 % de détention de plans d’épargne dans les entreprises de plus de 500 salariés contre seulement 10 % dans les entreprises de 1 à 9 salariés, l’écart est bien trop grand.

Pourquoi un tel écart ?

Les petites structures n’ont souvent pas le temps de mettre en place ce type de dispositifs, elles ont des moyens parfois plus limités, elles ne sont pas accompagnées, et surtout, elles ne connaissent pas tous les avantages que constitue l’épargne salariale, tant pour les dirigeants que pour les salariés !

 

Un besoin de conseil et d’accompagnement

Si les petites et moyennes entreprises ont besoin d’être mieux accompagnées pour mettre en place de l’épargne salariale chez elles, l’enquête SOFRES met également la lumière sur le besoin de conseil des salariés épargnants qui se sentent perdus dans la gestion de leur épargne.

En effet, qui en tant que bénéficiaire d’épargne salariale ne s’est pas un jour retrouvé perdu à la réception d’un avis d’attribution d’une prime d’intéressement ou de participation au moment de choisir l’allocation qu’il convient d’en faire en remplissant des pourcentages en face de nom de supports d’investissement souvent abscons ? Selon l’enquête SOFRES, c’est le cas de 39 % des salariés bénéficiant d’épargne salariale.

Trop compliqué ? Trop contraignant sur le plan réglementaire ? Pas assez rentable pour les grandes banques ? Jusqu’à ce jour, aucun acteur du monde de l’épargne salariale ne s’est malheureusement aventuré sur ce terrain. A tort ?